• Mes envies de (re)lecture les plus pressantes :

    les Souvenirs d’enfance et de jeunesse de John Muir, La pluie avant qu’elle tombe de Jonathan Coe, Le plaisir de la captive de Leopoldo Brizuela, ma petite encyclopédie sur les Yokai de Shigeru Mizuki, NonNonBâ de Shigeru Mizuki, Dans le café de la jeunesse perdue de Patrick Modiano, Contes et nouveaux contes de la montagne de Miguel Torga, Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro, Suttree de Cormac McCarthy, La montagne volante de Christoph Ransmayr, Les arpenteurs du monde de Daniel Kehlmann…

    Beaucoup d’ouvrages en somme, de toutes tailles, provenances et couleurs.

    Quant aux livres qui, tout compte fait, risquent de rester très longtemps dans la section “non lus”, il y en a assez peu… sauf peut-être Expiation de Ian McEwan.


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  • J’ai toujours aimé les thrillers et les romans policiers et j’ai été curieuse de lire ce livre. Le fait qu’il soit inspiré de faits réels m’a donné envie de le découvrir et surtout de découvrir comment l’auteur raconterait son histoire. Le titre me paraissait farfelue et la couverture ne m’inspirait pas spécialement et pourtant… je ressors de ce livre  à la fois bouleversée par son histoire et séduite par la manière de raconter l’histoire ...

    L’intrigue repose ici sur la découverte du corps d’un enfant dont personne ne connait l’identité, ni ce qui a bien pu lui arriver. L’originalité repose dans les faits qui sont réels (ce sont déroulés entre 1936 et 1938) et qui confère à l’histoire une atmosphère encore plus sombre, plus macabre encore qu’elle ne l’est déjà.

    Les personnages principaux sont Frédéric Moyse  et sa femme Marie-Augustine. Là où l’un possède un physique avantageux, l’autre au contraire, est très laide. Passé le seuil du physique viennent en compte les caractères aussi détestables l’un que l’autre. Ils m’ont tour à tour horrifiée, révoltée et dégoûtée. En plus d’être un coureur de jupons invétéré, Moyse est aussi un prétentieux mythomane, violent et alcoolique. Sa femme quand à elle est une bougonne tout aussi alcoolique que son mari et qui lui est soumise. Je ne sais pas quels adjectifs utiliser pour vous dire à quels point je les ai haï de toute mes forces.

    D’autres personnages gravitent autour d’eux tels que les agents de police, les avocats et autre membre de la justice française mais aussi la mère biologique de l’enfant retrouvé mort. Cette femme m’a beaucoup touché par sa combativité et son courage. J’ai vraiment été émue par tout ce qui lui est arrivé.

    L’histoire se déroule en région parisienne entre 1936 et 1938. Le narrateur est l’auteur et j’ai apprécié sa façon de nous raconté l’histoire. Entre histoire et documentaire, il avait les mots juste et simple pour nous raconter cette histoire absolument horrible et le destin insoutenable de l’enfant de la Belle-Épine. Son vocabulaire est riche tout en restant simple et compréhensible facilement par tout type de lecteurs. Sa plume est fluide et le livre se dévore d’une seule traite. L’auteur ne se perd pas en description inutiles, il nous livre les faits, les rebondissement de cette histoire et le tout avec une grande qualité.

    Malgré l’histoire terrible inspiré de fait réels qui m’ont beaucoup touché, j’ai passé un très bon moment de lecture et je recommande ce livre à tout les fans de récits inspirés de faits réels, de thrillers ou autre romans policier.  L’auteur s’est spécialisé dans l’étude des faits divers et à écrit d’autres livres que je vais certainement lire.


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  • Y a pas de doute, Kate Atkinson sait raconter les histoires! En l'occurrence celle de la famille de Ruby Lennox, qui s'étale sur 5 générations.

     

    Seulement, loin de choisir le mode chronologique, l'auteur se concentre sur Ruby, qui nous parle d'elle depuis le jour de sa conception en 1951 jusqu'à la fin de sa vie. Ruby Lennox est la dernière fille de Bunty et Georges, après Patricia et Gillian. Entre un père volage, une mère frustrée et deux s?urs très différentes, Ruby grandit et semble passer au travers des drames qui frappent la famille et lui enlèvent ses s?urs l'une après l'autre.

     

    De petits détails : des bottines, des boutons, de la vaisselle décorée de myosotis sont prétextes à des flash back sur les aïeuls de Ruby et on découvre le parcours et les secrets de cette famille par petites touches, par personnage, par anecdote.

     

    Les pièces manquantes du puzzle se mettent en place doucement, et le lecteur finit par avoir une vue d'ensemble sur les événements et les gens, dont ne jouiront jamais les membres de la famille.

     

    Ce roman est magnifique, extrêmement drôle malgré des situations parfois loin d'être cocasses. Ruby parvient à prendre une distance inouïe avec ce qui l'entoure, peut-être pour mieux se protéger. La fresque de cette famille est incroyable : on voit chaque personnage même s'il ne fait que passer.

    Je suis une adepte de l'humour britannique, qui réussit à mélanger une grande classe et une puissante férocité. Atkinson le prouve une nouvelle fois avec un roman que j'estime absolument incontournable


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  • Dans la campagne irlandaise, un père emmène sa fille chez les Kinsella, un couple de fermier. La fillette ne les connaît absolument pas. Ils font pourtant partie de sa famille... Elle se retrouve à séjourner chez eux pour une période indéterminée car sa mère, enceinte pour la énième fois, est très occupée...

    En partant, son père oublie sa valise dans le coffre de la voiture. Il ne fait pas demi-tour, ne la rapporte pas plus tard, la fillette fera avec les vêtements de quelqu'un d'autre. Ce simple exemple montre à quel point ses parents lui accordent de l'importance...

    Peu habituée à ce que l'on s'occupe d'elle, la fillette trouve petit à petit du réconfort chez les Kinsella. Mrs Kinsella la fait participer aux tâches quotidiennes avec bienveillance et, derrière son air taciturne, Mr Kinsella est très à l'écoute. Le temps de ce séjour, elle va découvrir une autre vie, plus agréable, plus harmonieuse.

    Les trois lumières semble avoir rencontré beaucoup de succès et le bouche à oreille, globalement très positif, m'a donné envie de découvrir ce livre. Contrairement, à beaucoup de lecteurs, j'ai été déçue. Trop de pudeur, trop de non-dits, trop de retenu dans les mots et dans l'écriture à mon goût. Et puis, le texte, très court (100 pages) s'apparente plus à une nouvelle qu'à un roman et je ne suis pas une adepte des nouvelles, loin de là !

    La fin, ouverte, laisse à chacun la possibilité de construire son sens. Les possibilités d'interprétations sont multiples, peut être trop justement. Moi, je n'ai pas vu de lumière dans ce dénouement. L'écriture, par contre, est très belle.


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  • Alors au premier abord j’ai vraiment flashé sur la couverture, je l’ai trouvé magnifique et j’ai eu un vrai coup de coeur pour elle. Ensuite une fois chez moi, je me suis dit wow la belle brique!! Oui c’est une brique de 595 pages et j’ai lu ce livre en 1 semaine. Je l’ai vraiment savouré parce que c’est un excellent livre et que j’ai adoré absolument tout dans cette histoire. Les personnages sont vraiment nombreux mais j’ai adoré Evangéline, l’héroïne de ce roman. Tout au long de l’histoire elle ne cessera d’évoluer et de se dévoiler toujours un peu plus. Une fois le livre commencer il m’a été impossible de ne pas en lire un peu chaque jour!

    L’histoire est intéressante et émouvante, je n’ai pas trouvé de longueur et j’ai adoré la façon dont Evangéline mène sa vie ainsi que son caractère bien trempé. Je ne vais pas aborder tout les autres personnages puisqu’ils sont tous très nombreux avec des rôles plus ou moins intéressant mais j’ai beaucoup apprécié Anya, la gothique qui pourtant à un caractère jovial et aidera Evangéline ainsi que Shalimar pour son évolution dans le livre qui m’a beaucoup rappelé Evangéline bien qu’elle n’ait pas du tout le même caractère. Et Salvaje que dire d’elle…. Je ne peux pas en parler sans faire de spoiler alors la seule chose que je dirai c’est que j’adorerai avoir une amie comme elle !

    La plume de l’auteur est vraiment superbe et fluide les pages se tournent vite mais il faut prendre le temps de le savourer, ce que j’ai fait toute cette semaine. Myriam Becker a su me transporter dans cette histoire et me tenir en haleine jusqu’au bout avec un dénouement intriguant qui ne peut que laisser présager une suite !


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